Les faunes du maximum glaciaire würmien
Couvrant les cultures solutréenne et badegoulienne, entre -22 000 et -17 000 B.P., le dernier maximum glaciaire connaît son apogée vers -19 000 B.P. Ce "pléniglaciaire" modifie considérablement l'environnement physique (importante régression marine, extension des glaciers, expansion des pergélisols et des dépôts éoliens) et biologique. Dans le grand Sud-Ouest, le renne est désormais prédominant, suivi par le cheval, animal steppique par excellence. Leur sont associés bouquetin et chamois (y compris en plaine), bison des steppes, lièvre variable, renard polaire, chouette harfang. Le cerf parvient à s'accorder de ces rudes conditions, et le mammouth est également attesté. C'est une période de grande migration pour quelques espèces particulières : le bœuf musqué arrive des hautes latitudes, l'antilope saïga des grandes steppes d'Asie Centrale. Les animaux forestiers, chevreuil et sanglier, sont probablement repoussés vers le Sud. Vers -20 000 BP, l'ours des cavernes semble disparaître totalement.
Les objets
L'environnement
Bison de la Berbie
Provenance : Site de La Berbie (Castels, Dordogne).
Durant le Paléolithique, le bison est majoritairement représenté par l’espèce Bison priscus, le Bison des steppes, qui disparaît aux alentours de 12000 BP. Caractérisé par un garrot très proéminent, une tête portée bas et une toison laineuse, ce puissant herbivore pouvait mesurer plus de deux mètres et peser jusqu’à une tonne. Animal de prairies et de steppes, il est présent pendant les phases froides et semble éviter les extrêmes climatiques. Fréquent dans les sites archéologiques et naturels il est même parfois l’animal prédominant. Il a particulièrement inspiré les artistes du Paléolithique supérieur qui l’ont abondamment représenté dans de nombreuses grottes ornées, ainsi que dans l’art mobilier.