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Désosser la paléogénomique : objets, méthodes et applications aux contextes mortuaires

Samedi 13 juin

18h30

Type(s) de public Tous publics

Présenté par Ana Arzelier, PhD in Biological Anthropology, Post-doctoral fellow ANR LINK, UMR 5199 PACEA, Université de Bordeaux

Que peut réellement nous dire la génétique sur les individus du passé, et comment s’articule-t-elle avec les approches archéologiques ? Cette présentation propose de « désosser » la paléogénomique, en en dévoilant les coulisses : quelles sont les caractéristiques de l’ADN ancien, comment l’ADN est extrait à partir des ossements humains, et quelles sont les principales étapes qui permettent de tirer de cet ADN fragmentaire et dégradé des informations sur les individus et les populations anciennes.

L’objectif est de rendre accessibles les outils et les méthodes de cette discipline en plein essor, tout en discutant des apports mais aussi des limites. Ces approches seront illustrées à travers un exemple, l’étude de la sépulture collective néolithique de l’aven de la Boucle (Gard). En croisant données génétiques, observations archéologiques et études anthropologiques, ce cas d’étude permet d’explorer les logiques de recrutement funéraire et les relations de parenté au sein d’une communauté néolithique. À travers cet exemple, la conférence montrera comment la paléogénomique s’inscrit dans une démarche interdisciplinaire qui renouvelle en profondeur notre compréhension des pratiques mortuaires et de l’organisation sociale des sociétés du passé.


Ana Arzelier est docteure en anthropologie biologique et actuellement chercheuse postdoctorante en paléogénomique au laboratoire PACEA (Université de Bordeaux). Ses travaux s’inscrivent à la croisée de l’archéologie, de l’anthropologie et de la génétique, explorant ainsi la manière dont les sociétés préhistoriques pensaient la mort. À partir de l’ADN ancien, ses recherches portent en particulier sur les grandes transformations qui ont marqué la Préhistoire récente, entre la fin du Mésolithique et l’âge du Bronze, une période clé caractérisée par l’apparition de l’agriculture, les premières migrations à grande échelle et de profondes mutations sociales.

À travers une approche interdisciplinaire, Ana Arzelier s’intéresse aux pratiques funéraires, notamment au fonctionnement des sépultures collectives, aux liens de parenté et aux dynamiques démographiques des populations de la Préhistoire récente.


Une conférence organisée en partenariat avec la Société des Amis du Musée et de la Recherche Archéologique (SAMRA) dans le cadre des Journées européennes de l’archéologie.

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