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Au fil de la Meuse, d’Engis à Scladina, l’histoire de Néandertal s’écoule sur près de deux siècles de recherche

Samedi 25 octobre

18h30

Type(s) de public Tous publics

Parmi toutes les espèces humaines disparues, Néandertal est sans doute celle que nous connaissons le mieux. Son histoire débute dans la vallée de la Meuse, au cœur de l’hiver 1829-1830, quand un médecin liégeois, Philippe-Charles Schmerling, met au jour la petite calotte crânienne d’un enfant. Cette découverte marque le point de départ de près de deux siècles de recherches, au fil desquels archéologues et anthropologues n’ont cessé d’affiner le portrait de cet « autre humain » grâce à des méthodes de plus en plus variées et modernes. Parmi les lieux clés de cette aventure scientifique figure la grotte Scladina. Découverte en 1971, elle livre depuis plus de cinquante ans une histoire exceptionnelle qui remonte à près de 400 000 ans. Dans ses couches sédimentaires, les chercheurs ont retrouvé les traces de nombreuses occupations néandertaliennes, mais aussi les restes fragmentaires de trois individus différents. Le site témoigne également du passage des premiers humains modernes dans la région. Scladina a même révélé une industrie osseuse unique en son genre, qui montre les relations singulières que les Néandertaliens entretenaient avec les grands prédateurs de l’époque, tels que l’ours et le lion des cavernes. Un véritable voyage dans le temps, au croisement de la science et de la grande histoire humaine.

Grégory Abrams : « J’ai étudié la Préhistoire à l’Université de Liège avant d’être engagé comme archéologue - responsable des collections au Centre archéologique de la grotte Scladina (2006). La structure a évolué en 2021 pour devenir l’Espace muséal d’Andenne (EMA) où j’exerce depuis les fonctions de Responsable du Département scientifique et de Conservateur. J’ai obtenu un doctorat à l’Université de Leiden (2023) sur la thématique de la Transition entre le Paléolithique moyen et le Paléolithique supérieur au travers de l’étude de l’outillage osseux et depuis lors, je suis en congé de mes fonctions à l’EMA pour faire un post-doc à l’Université de Gand où je continue mon travail sur les relations entre les hommes et les faunes pléistocènes. »

Le n°34 de la revue Paleo sera en vente ce soir-là.

Conférence organisée en partenariat avec la Société des Amis du Musée et de la Recherche Archéologique (SAMRA)

Présenté par :

Par Dr. Grégory Abrams, Post-doctoral Researcher, ArcheOs - Research Laboratory for Biological Anthropology, Ghent Archaeological Sciences Centre, Département d'Archéologie, Université de Gand (Belgique)

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