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© CNRS Phototheque

Des protéines pour remonter le temps : quand la haute technologie enquête sur le passé

Le 6 décembre 2025

17h

Type(s) de public Tous publics

Les avancées scientifiques d’aujourd’hui permettent d’extraire des informations fascinantes à partir de traces biologiques laissées dans les vestiges archéologiques. L’analyse des protéines anciennes — appelée (paléo)protéomique — s’appuie sur des technologies de pointe issues des sciences biomédicales et chimiques pour explorer le passé sous un nouveau jour.

Cette approche permet de reconstituer l’invisible : identifier les espèces humaines ou animales à partir d’ossements, révéler le contenu d’une poterie archéologique, reconstituer d’anciennes recettes culinaires, identifier les routes d’échanges entre cultures lointaines et les réseaux commerciaux anciens, ou percer les secrets de fabrication des enduits peints.

Mais elle va encore plus loin : en comparant ces protéines à celles d’espèces actuelles, en retraçant l’évolution d’espèces disparues et explorant leurs liens avec le monde d’aujourd’hui — une plongée captivante dans l’arbre du vivant, entre archéologie et phylogénétique.

À la croisée de la biologie, de la chimie et de l’histoire, cette enquête moléculaire donne une voix aux objets anciens. Cette conférence permettra de découvrir comment les protéines deviennent, grâce à la haute technologie, de véritables témoins du passé.

Caroline Tokarski est Professeur à l’Université de Bordeaux, spécialisée en analyse des échantillons du patrimoine culturel par spectrométrie de masse haute résolution. Pionnière des techniques omiques appliquées au patrimoine culturel, elle a été la première à proposer et adapter les hautes technologies de l’analyse protéomique à l’étude des protéines anciennes dans les œuvres d’art et échantillons archéologiques. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs distinctions (Société Américaine de Chimie, Société Chimique de France, Palmes Académiques). Elle dirige la plateforme Bordeaux Proteome et l’équipe R&D de l’Institut CNRS de Chimie et de Biologie des Membranes et des Nano-objets. Elle est également à la tête de la plateforme OMICS de l’infrastructure Européenne E-RIHS et du laboratoire CNRS ARCHE avec le Metropolitan Museum of Art de New York. Depuis mars 2025, elle s’est vue confier la direction de la Fédération de Recherche CNRS (FRA 2004 SCINAPS) en sciences analytiques pour le patrimoine regroupant les grands instruments français.

Conférence organisée en partenariat avec la Société des Amis du Musée et de la Recherche Archéologique (SAMRA)

Présenté par :

Par Caroline Tokarski, Professeur à l’Université de Bordeaux, spécialisée en analyse des échantillons du patrimoine culturel par spectrométrie de masse haute résolution, CNRS

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