De l’os humain à l’objet. Une pratique récurrente depuis la Préhistoire ?
Du 14 au 16 octobre 2026
Très tôt dans leur histoire, les humains ont su exploiter un large panel de matières premières fournies par leur environnement pour se constituer un équipement (domestique, cynégétique, symbolique). Les matières dures d’origine animale (MDA) ont joué à ce titre un rôle récurrent à travers le temps avec, néanmoins, des variations importantes d’une société à l’autre, notamment dans le choix des espèces. Un animal particulier, cependant, a fourni une même source de matière première au fil du temps : l’humain lui-même.
En effet, l’espèce humaine semble s’être auto-utilisée du Paléolithique à aujourd’hui, partout dans le monde. Les exemples issus de diverses cultures ne manquent pas : retouchoirs, dents perforées, coupes en calottes crâniennes, pendeloques, outils, instruments de musique, armes, etc. Or, ces objets soulèvent de nombreuses questions : origine et fabrication de ces objets, liens entre leurs créateurs/créatrices et utilisateurs/utilisatrices ; choix techniques ; chaînes opératoires ; modalités d’utilisation...
La diversité de ces pratiques, dans le temps et dans l’espace, interroge sur les motivations des sociétés concernées. De fait, considérer ces objets, toutes cultures confondues, passées ou actuelles, est en soi un terrain d’étude inédit que nous nous proposons de défricher en croisant différents champs disciplinaires et approches.
Ce colloque est dédié à la mémoire de notre collègue et amie, Dominique Henry-Gambier, archéo-anthropologue au CNRS, membre du comité de rédaction de la revue PALEO portée et éditée par le MNP, qui fut également l’une des rares à s’intéresser de près à ces objets si particuliers.
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