Magdalénien
De la Madeleine, Dordogne. Ensemble culturel préhistorique composé d’un outillage très diversifié , de nombreux silex taillés, d’un abondant outillage osseux et de nombreux témoignages artistiques qui évoluent dans le temps.
Les objets
Sépulture
La sépulture de Saint-Germain-La-Rivière
Provenance : Saint-Germain-La-Rivière (Gironde) Période : Magdalénien moyen
Découverte en 1934 par R. Blanchard, la sépulture de Saint-Germain-La-Rivière abritait le squelette complètement enduit d’ocre d’une femme d’une trentaine d’années richement parée. Les parois de la fosse étaient étayées par des dalles formant un caisson, lui-même recouvert de deux grosses pierres plates constituant le couvercle. Il semble que cette structure de « dolmen », abusivement admise pendant longtemps, ait été créée de toute pièce par les conditions particulières dans lesquelles s’est effectuée la fouille. La présentation proposée aujourd’hui paraît beaucoup plus fiable. La position latérale fortement fléchie semble caractéristique de l’époque et se différencie nettement des inhumations postérieures (voir, à proximité, les sépultures de La Madeleine ou du Roc-de-Cave). Le squelette a tout récemment été daté de 15 780 ± 200 B.P., comme d’autres fossiles humains de la région, contemporains du Magdalénien moyen (Chancelade et Laugerie-Basse IV par exemple).
Sépulture
La sépulture du Roc-de-Cave
Provenance : Roc-de-Cave, Saint-Cirq-Madelon (Lot) Période : Magdalénien final
La sépulture du Roc-de-Cave a été fouillée en 1928 dans des conditions difficiles. Longtemps délaissé car considéré comme douteux, ce squelette largement ocré, archéologiquement complet, vient de faire l’objet d’une étude qui a permis de bien le dater : 11 210 ± 140 B.P. Il s’agit probablement d’un(e) adolescent(e) âgé(e) de 15 à 18 ans, de sexe indéterminable, de stature moyenne (1,50 mètre). Le contexte archéologique (lamelles à dos courbe) et la présence de canines de cerf confirment bien son attribution culturelle à la fin du Magdalénien.
Sépulture
La sépulture de l'enfant de La Madeleine
Provenance :La Madeleine, Tursac ( Dordogne) Période : Magdalénien final
Madeleine à Tursac (Dordogne) est fortement enracinée dans le monde magdalénien, bien que datée à 10 190 ± 100 B.P. En 1927, Denis Peyrony le découvrit ainsi : « [Le] squelette était allongé, étendu sur le dos, suivant la direction Nord-sud, la tête vers ce dernier point [...]. De nombreux petits coquillages perforés (dentales et turritelles) et des dents percées, se trouvaient dans la région des chevilles, des genoux, des poignets, des coudes, du cou et de la tête [...]. Le cadavre de cet enfant enduit de rouge (saupoudré d’ocre, ou plus vraisemblablement peint avec cette matière), avait été déposé là soigneusement, orné d’une riche parure ».