La parure de L’Enfant de La Madeleine

La parure de L’Enfant de La Madeleine

La parure de L’Enfant de La Madeleine

La parure
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Matière et technique: 
Coquillages (dentales, turritelle, néritines, cyclopes, Glycyméris), phalange et humérus de lagomorphe, vertèbres de poissons, croches de cerf, canines de renard.
Origine et date: 
Période : Magdalénien final (datation : 10190 BP)

La sépulture de l’enfant de la Madeleine (Tursac, Dordogne) est fortement enracinée dans le monde magdalénien, bien que datée à 10 190 ± 100 B.P.

En 1927, Denis Peyrony le découvrit ainsi : " [Le] squelette était allongé, étendu sur le dos, suivant la direction Nord-sud, la tête vers ce dernier point [...]. De nombreux petits coquillages perforés (dentales et turritelles) et des dents percées, se trouvaient dans la région des chevilles, des genoux, des poignets, des coudes, du cou et de la tête [...]. Le cadavre de cet enfant enduit de rouge (saupoudré d’ocre, ou plus vraisemblablement peint avec cette matière), avait été déposé là soigneusement, orné d’une riche parure ".

L’analyse récente des objets renseigne sur la fabrication, l’assemblage et l’utilisation de cette parure. L’usure des coquillages, tronçonnés en tubes de petite taille, indique que les dentales auraient pu être cousus sur l’habit et que l’enfant aurait pu porté le vêtement de son vivant.

Le nombre d’objets impliqués et le temps nécessaire à la réalisation de cette parure évoquent une motivation dépassant l’affection parentale. Serait-ce lié à une hiérarchisation sociétale à base héréditaire ou à un statut social propre à cette classe d’âge dans les sociétés de la fin du Paléolithique supérieur ?